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Garou a sorti son nouvel album le 20 juin, tout
simplement intitulé Garou. Depuis, ses journées sont longues, tandis qu'il court
les festivals et complète sa tournée. Le chanteur, qui a goûté à la scène alors
qu'il n'avait que 19 ans, souhaite continuer à chanter les émotions qui le font
vivre et à les partager avec son public. Ses fans pourront bientôt le voir et
l'entendre au Festival des montgolfières de Gatineau, le 2 septembre.
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© www.garouland.com |
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24H - Décris-nous ce qu'on retrouve sur ton nouvel album?
Garou - Une plus grande cohérence, une obsession qui est le temps, une plus
grande authenticité, c'est-à-dire que cet album est plus près de moi. Une plus
grande intimité aussi, parce qu'il parle de sujets plus personnels. Il contient
des partitions plus symphoniques, plus recherchées. J'en suis très fier.
24H - Depuis la sortie de ton album, de quoi sont constituées tes journées ?
Garou - On l'a lancé la journée la plus longue. Vu qu'on était collé sur le
solstice d'été, on s'amuse beaucoup avec le temps. Et depuis sa sortie, on a des
journées assez longues. C'est le bonheur, parce que, tout de suite après avoir
lancé l'album, on a commencé la tournée des festivals. Déjà, faire une tournée
et jouer des nouvelles chansons sur scène est un privilège. En plus, ce n'était
pas prévu, parce que l'album devait paraître à l'automne.
24H - Tu chantes une chanson qui s'appelle L'injustice. La plus grande
injustice selon toi ?
Garou - Il y en a beaucoup. J'ai un ami que j'ai connu au début de l'année qui a
une histoire qui m'a touché profondément. Cet homme a été incarcéré à perpétuité
à l'âge de 16 ans pour un double meurtre sur des enfants. Quinze ans plus tard,
on s'est rendu compte de son innocence. Il a donc passé 15 ans en prison sans
être coupable. C'est assez atroce l'injustice de la justice! Je la trouve très
déprimante.
24H - Ce qui t'inspire quand tu chantes sur scène ?
Garou - Moi, je suis sur scène par accident. Et mon but, sans aucune prétention
et sans vouloir révolutionner la musique dans le monde, c'est faire des
spectacles et que le monde s'amuse. Et s'amuser, c'est autant pleurer sur une
chanson d'émotion que de rire sur une grosse chanson de party.
24H - Chanter la joie et chanter la tristesse, est-ce différent ?
Garou - Oui et non. J'aime chanter des émotions. C'est sûr qu'il y a des sujets
qui reviennent, parce qu'on parle souvent des plus grandes émotions que l'on vit
dans une vie, soit le coup de foudre, la peine d'amour, et des sujets assez durs
comme la trahison et l'injustice. Mon but est de rendre ces émotions et de
réussir à rendre des soirées magiques. C'est pour ça que je suis sur scène.
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24H - Qu'est-ce qui t'a amené à chanter ?
Garou - Mon père jouait dans un groupe avec les frères de ma mère. Donc des deux
côtés de la famille, il y a toujours eu de la musique. Ça a toujours occupé une
place omniprésente dans ma vie. Mais quand j'ai commencé à en faire plus ou
moins un métier, j'avais 19 ans, et c'est une amie qui m'a poussé sur une scène
de chansonnier. Je ne savais pas ce que je faisais là, j'étais très mal pris.
Finalement, je suis passé par une phase déterminante de ma vie où j'ai senti que
j'étais à la bonne place. Et depuis ce temps, je n'ai jamais arrêté.
24H - Comptes-tu chanter toute ta vie ?
Garou - C'est sûr que j'ai envie de chanter encore. J'ai envie d'encourager des
spectacles, d'en pondre encore. Je veux travailler dans la production.
Définitivement, le monde du spectacle est ce qui me fait le plus rêver et ce qui
me motive le plus.
24H - Si tu n'avais pas fait de la musique, qu'aurais-tu fait ?
Garou - J'aurais été bien mal pris! Quand j'étais petit, je voulais être
archéologue. Après, je voulais aller en psychologie... Finalement, je fais plus
de découvertes aujourd'hui que si j'avais eu une pelle d'archéologue entre les
mains!
24H - Quels jeunes chanteurs admires-tu au Québec ?
Garou - Je suis très fan d'Éric Lapointe. Dans les nouveaux chanteurs, je suis
un peu surpris de la vague western, de la musique un peu «rurale». Il y a encore
des artistes qui nous surprennent qui sont des petits prodiges.
24H -La différence entre les publics québécois et français ?
Garou - C'est épeurant à quel point - que ce soit en France, au Québec et même
dans des pays non francophones - l'essence humaine finit toujours par se
ressembler. Mais j'ai noté que le public en France est plus énervé que le public
québécois, qui, lui, est plus posé, plus réfléchi. Les Français sont plus en
délire!
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