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Mardi 28 novembre 2006 |
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Garou au Zénith de
Lille :
Des tubes et des inspirations
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"Si sur notre tournée, il n'y
avait que Lille, cela serait suffisant" :
avec un tel compliment, Garou ne pouvait que toucher le public. |
La tournée de Garou a fait une halte au Zénith de Lille hier soir. Le chanteur y
a reçu les acclamations de plus de 6 500 fans. Il leur a offert les tubes qu'ils
attendaient, tout en invitant les musiques qui l'inspirent.
Les fans viennent au concert de Garou avec des roses, des ours en peluche et des
cordes vocales surentraînées au cri aigu. Voilà pour le premier constat.
Garou, lui, vient à son concert par la fosse où se trouve le public. Ca, plus
qu'un constat, c'est une surprise. Sur les coups de 21 h 15, après le récital de
Marie-Mai –jeune chanteuse québécoise sortie de la téléréalité et aujourd'hui
soutenue par son compatriote-, Garou s'offre un bain de foule. Lumière blanche
sur costume noir? Une mise en scène à laquelle on ne s'attend pas et dont le
chanteur profite avec bonheur, même si les agents de sécurité qui veillent sur
lui aimeraient qu'il écourte cet échange. Quelques enjambées et le Québécois à
la voix rauque est sur scène. "Si sur notre tournée, il n'y avait que Lille,
cela serait suffisant, vous êtes le meilleur public de France !" Les roses ont
déjà été jetées sur scène, les nounours aussi. C'est là que les cris aigus
interviennent…
Garou est un chanteur populaire, il touche sans arrêts les mains tendues des
premiers rangs et quand le public applaudit la fin d'un morceau, il joue sur de
silences et regards faussement étonnés pour recevoir encore un peu plus de cet
amour lillois. Celui qui fut révélé en France par la comédie musicale Notre-Dame
de Paris a forcément chanté Belle, ainsi que tous les succès qui ont suivi :
Seul une fois dans sa vie, Où te caches-tu ?, Sous le vent (ici, sans Céline
Dion)… Mais ces tubes-là, il ne les offre que tard dans le concert. Les premiers
morceaux sont surtout des reprises : des standards de jazz –"J'en écoute depuis
tout petit"-, de la country, du flamenco, mais aussi Fugain, Sardou, Brel….
Derrière son sourire télégénique et ses tubes radiophoniques, il y a le chanteur
qui, sur scène, invite aussi ses multiples inspirations.
STEPHANE FASQUELLE – PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE |
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