Chansons. Après un troisième album enregistré avec Obispo, le
turbulent Québecois reprend la route et vante les mérites de la Halle
Tony-Garnier
» Cet album s'appelle tout simplement « Garou ». Pourquoi ?
En fait il ne s'appelle pas. Mais on peut dire qu'il s'appelle
Garou, puisqu'il y a mon nom dessus. Je n'aurais pas fait ça pour le
premier album, mais là j'en avais envie. J'avais pensé à l'appeler «
Le Temps » mais ça aurait été un peu trop évident. Car c'est un thème
qui parcourt tout le disque.
» Vous avez reçu 158 chansons. Comment fait-on son choix, pour n'en
retenir qu'une douzaine ?
C'est ce qu'il y a de plus difficile. J'ai demandé l'avis de
quelques proches, dont René Angelil et Céline Dion. Mais au bout du
compte, c'est moi qui ai choisi. En essayant d'avoir un disque
homogène, avec cependant quelques dynamiques intéressantes à jouer sur
scène. Pour moi, c'est le seul but : faire de la scène. C'est là que
je me sens à ma place.
» Vous êtes donc très pressé d'entamer la tournée
Je piaille d'impatience, oui. Je n'ai jamais été chanteur pour
faire de la télé ou de la radio, mais pour jouer devant des gens. Je
suis d'ailleurs ravi de retrouver Lyon. Pour moi la halle Tony-Garnier
est un outil formidable. Peut-être la plus belle salle de France.
J'adore jouer dans cet endroit.
» Vous avez travaillé avec Obispo
Depuis le premier album on était en contact. Cette fois c'est moi
qui ai fait appel à lui. On est arrivé à faire un vrai mariage entre
les rythmiques électriques et les instruments acoustiques, les cordes
notamment. On a aussi travaillé avec Tino Izzo. Je voyais toujours son
nom sur les disques que j'aimais bien au Québec
» Vous êtes soucieux des chiffres de ventes ?
Avec le premier on a atteint 2,2 millions. Le second a fait près
de la moitié. Si celui la fait encore la moitié je vais être mal !
(rires)
» Et votre carrière en anglais, ça avance ?
Le projet existe toujours. Mais c'est très compliqué. Les maisons
de disques sont encore en plein bouleversements, alors on a mis le
projet entre parenthèses. Mais c'est un sujet qui me teint à coeur.
Parce que j'aime les défis. J'aime l'idée de conquérir de nouveaux
territoires.
Propos recueillis par
Thierry Meissirel
Le 2 décembre à la Halle Tony-Garnier de Lyon.
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Un disque, une tournée
Il est loin le temps où Pierre Garand, chanteur de bar après avoir
exercé les métiers les plus impossibles, tapait dans l'oeil de Luc
Plamondon et atterrissait en Quasimodo dans « Notre Dame de Paris ».
Rebaptisé Garou, il profitera opportunément du succès assourdissant de
la comédie musicale pour se tricoter une carrière solo imparable.
Garou a su s'entourer, tant pour se concocter un répertoire que pour
gérer sa carrière : il est managé par René Angelil, Monsieur
Céline-Dion à la ville. Cet homme de scène a vendu la bagatelle de 4
millions d'albums à travers le monde. Garou revient aujourd'hui avec
un album éponyme réalisé par Pascal Obispo, Aldo Nova et Tino Izzo, un
disque mitonné dans le studio parisien d'Obispo, mais aussi au Québec
et à Los Angeles. Et comme à chaque fois, cet album est le prélude
d'une nouvelle tournée qui le mènera à Lyon le 2 décembre prochain. |