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Par Daniel Daignault
Photo : Carl Lessard
Garou, il
me semble que vous n’avez jamais été aussi présent au Québec qu’au cours de
l’été qui vient de se terminer.
C’est clair
que, depuis la sortie de l’album de mes débuts, c’est la première fois que je
passe vraiment tout un été à faire des spectacles au Québec. Quand je reviens
ici, j’ai le réflexe de vouloir passer plus de temps en famille, alors je donne
moins de représentations. Mais j’en ai vraiment profité cet été.
Les gens
étaient contents de vous revoir. Est-ce que vous avez senti qu’ils s’étaient
ennuyés de vous?
Oui, j’ai
vraiment été surpris de l’accueil qu’on m’a fait, d’autant plus qu’il ne
s’agissait pas d’une tournée de promotion pour le nouvel album., parce que ce
disque devait sortir à l’automne au départ. La tournée estivale était déjà
prévue, et ç’a été l’fun parce que, en plus de chanter des chansons connues,
j’ai pu en faire découvrir des nouvelles au public.
D’ailleurs, vous préparez votre prochain spectacle, dont la première aura lieu
le 27 octobre en Guadeloupe.
Exactement.
En fait, dès que j’ai commencé à choisir les chansons pour l’album, je me suis
mis à travailler au concept du show et à la mise en scène. J’ai collaboré avec
plusieurs video scratchers pour obtenir ce que je voulais. On sera
vraiment à la fine pointe de la technologie; on a essayé de savoir tout ce qui
s’était fait sur scène depuis mon dernier spectacle. Je suis très fier de ce qui
est en train de se dessiner. Ça va être spectaculaire sur le plan visuel, mais
aussi plus poétique et chaleureux.
Qu’en
est-il du CD en anglais que vous nous promettez depuis quelques années?
On a
enregistré plusieurs chansons, mais l’album est en suspend pour le moment. Je
pense m’y remettre lorsque je serai en tournée cet automne. On va le finir et
sûrement le sortir l’an prochain.
Cet été,
avant de partir en tournée, en avez-vous profité pour passer pas mal de temps
avec votre fille?
Absolument.
Emelie -qui a cinq ans- habite au Québec, mais aussi en Suède, où elle va passer
un moi et demi avec sa mère chaque été. On arrive toujours à s’arranger. Cela
dit, je suis très fier qu’Emelie ait les deux nationalités, parce que la Suède
est un très beau pays, un pays pacifique. Je n’y ai jamais fait de spectacles,
mais il est possible que mon nouvel album soit vendu là-bas parce qu’il commence
à y avoir une demande.
Quel
genre de relation avez-vous avec votre fille?
Je vais vous
dire une chose : la plus grande réussite de ma vie, c’est mon équilibre. Je ne
suis pas le genre de papa qui part en tournée et qui, lorsqu’il revient, voit un
petit peu sa fille parce qu’il se sent coupable. Non, je l’appelle tous les
jours, je veux savoir tout ce qu’elle fait et je m’ennuie beaucoup d’elle.
Emelie le comprend très bien et, dès le début, j’ai bâti ce genre de relation
avec elle. Il m’arrive souvent de partir, mais quand je reviens, je rattrape
vraiment le temps perdu parce que je suis avec ma fille au maximum. Les valeurs
familiales sont primordiales pour moi, et on est très complices.
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