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La grosse cavalerie Garou
L'Olympia (Paris IXe), hier soir 23 heures.
On peut jouer dans une petite salle. Cela n'empêche pas de déployer les
grands moyens. C'est ce qu'à montré Garou hier soir. Pour sa premièer à
l'Olympia le Quebecois avait sorti l'artillerie lourde : mur de guirelandes en
fond de scène, tri d'écrans vidéo circulaires suspendus et entrée surprise dans
la salle au son du "Temps vous aime". C'en était troublant de voir diffuser en
direct des images du chanteur alors qu'on pouvait presque le toucher. "C'est
petit finalement l'Olympia", commentait la star plus habituée à Bercy et au
Zenith ces dernières années. Malgré cette débauche d'éffets, il en imposait, ce
spectacle de variété aux projections élégantes, aux jeux de lumière soignés,
emmené par un so rock et une voix toujours impressionnante.
Mais Garou n'a pas joué les gros bras. Il s'est offert une jolie escapade jazz,
trompette au bec, pour reprendre les standards bilingues, anglais-français comme
"La Mer" ou "Les feuilles mortes". On se surprenait à rêver d'autres échappées
belles pour un interprète qui mérite souvent mieux que des grosses ficelles de
chansons prévisibles. Quelques minutes plus tard il rendait hommage à Michel
Fugain ou aux Beatles dans une ambiance accoustique façon feu de camp.
Bien sûr, il fallait aussi jouer les beaux gosses hier soir. Costume noir,
sourire jusqu'aux oreilles, regard perçant et clins d'oeil aux caméras : Garou
avait tout pour plaire. Surtout quand il trémoussait ses fesses pendant
"Reviens" ou multipliait les déhanchements, affolant l'assistance féminine pour
"You can Leave Your Hat On" de Joe Cocker. Un spectacle généreux où l'artiste
tenait toutes ses promesses. Même celle qu'il avait faite à la télévision à
Dominique, la finaliste de la "Nouvelle Star" de M6. Il avait juré qu'il
l'inviterait à chanter avec lui. Elle l'a rejoint en fin de concert pour une
version inattendue de "Sous le Vent. |