15/11/2004 - 09h25
Garou casse la baraque au Zénith
Agnès Gaudet - Journal de Montréal
Paris
– Près de 6 500 fans ont salué le dernier spectacle de Garou au Zénith de
Paris ce week-end, sous un tonnerre d’applaudissements. Un Zénith en feu et un
Garou de dynamite.
Le chanteur québécois terminait une série de
quatre soirs au Zénith de Paris samedi, avant de prendre quelques jours de
repos en prévision du sprint final de sa tournée Reviens.
Réputés pour être un public difficile, les fans
parisiens réunis dans la salle n’avaient rien de blasé. Dès la première
chanson, Prière indienne, tout le monde tapait des mains et surtout des
pieds bruyamment sur le plancher.
Communion
En France, Garou a un effet hypnotique sur la foule, qui réagit à ses moindres
paroles et exécute toutes ses demandes : chanter, lever les bras, se lever
debout. Garou est en communion totale avec le public. Il touche les mains
tendues, joue avec la foule, plaisante.
Le chanteur et ses musiciens choristes
interprètent même Mon père et pis ma mère, rengaine tirée de notre
folklore. C’est délicieux et les gens adorent.
Copain ou idole
Les fans de Garou sont de tous âges, 15 à 45 ans en moyenne, et très
démonstratifs. Les plus jeunes apportent des affiches On t’aime Garou,
des animaux de peluche qu’ils lancent sur scène, ils connaissent les paroles
de ses chansons par cœur et les chantent avec lui, même celles… en anglais.
Les fans québécois viennent voir un show, les français viennent vivre un show,
nuance Garou, qui apprécie les deux styles.
À Montréal, Garou est le copain qu’on saluerait
sans trop de gêne avec une tape dans le dos. En France, il est l’idole. «Nul
n’est prophète en son pays», plaisante le chanteur.
Depuis son rôle de Quasimodo dans Notre-Dame
de Paris, le public français lui est resté fidèle. «C’est notre chouchou,
disent ses fans interrogés à leur arrivée. Son charme donne la chair de poule.
On aime sa voix cassée, sa présence sur scène, son charisme, sa mentalité de
Québécois, sa joie de vivre et son optimisme. C’est notre préféré depuis
Notre-Dame, assurent-ils tous.» Garou en est conscient : Tout ça grâce à une
femme, Esméralda, dit-il sur scène, avant d’entamer Seul.
Santé bien rétablie
Son spectacle Reviens, qui avait été conçu en prévision du Zénith, avec
Denis Bouchard à la mise en scène, prend toute sa force à Paris.
Il a évolué dans le bon sens depuis Montréal.
L’ordre des chansons a été légèrement modifié. Les éclairages et effets
spéciaux se sont raffinés. C’est gigantesque et impeccable. Garou donne une
impressionnante performance autant physique que vocale et termine avec
l’exigeante chanson L’Adieu a cappella. Devant une telle réussite, on
est fier d’être Québécois.
Garou revenait à Montréal cette semaine pour
quelques jours de congé, retrouver sa fille Emelie, trois ans, à qui il
téléphone tous les jours, mais qu’il n’avait pas vue depuis six semaines. Il
va aussi travailler sur son album en anglais, presque terminé, à New York. Il
reprendra le 25 novembre la tournée française, qui se terminera officiellement
le 20 décembre, après avoir chanté dans presque tous les Zénith de France, des
salles de 4 500 à 7 000 places.