Lundi 23 mai 2005

Garou fête les 25 ans du Bourbon Street
Agnès Gaudet - Journal de Montréal

Garou et les membres de la formation The Untouchables ont présenté samedi soir un show du tonnerre devant la clientèle du Bourbon Street de Sainte-Adèle. Ce spectacle-bénéfice soulignant les 25 ans d’existence de la boîte de Laurentides a permis d’amasser 25 000 $ pour les enfants malades. 
 


                                                                                                                           Photo Luc Bélisle
GAROU et THE UNTOUCHABLES, sous la direction de Dany Roy, qui suit le chanteur
sur les scènes de monde, étaient réunis sur la scène du Bourbon Street de Sainte-Adèle
 

Le chanteur, qui a foulé les planches des plus grandes scènes d’Europe, n’a pas oublié ses amis du Québec. Il a accepté l’invitation visant à célébrer les 25 ans du Bourbon Street du proprio, Sean O’Donnell, qui lui a donné ses premières chances. Le chanteur, qui devait se trouver ce week-end à Monaco, pour la course de formule 1, et à Cannes, pour le festival de cinéma, a choisi Sainte-Adèle en mémoire du bon vieux temps.

« La tentation était trop forte », a-t-il dit. Avant de monter sur scène, Garou a rappelé ses débuts : « Les propriétaire de bar ne voulaient pas de nous, a-t-il confié ; on était trop nombreux sur scène. C’était la même chose au Liquor Store de Magog. On était neuf sur scène et on coûtait trop cher.

« J’avais 21 ans à l’époque, rigole Sean O’Donnel, propriétaire du Bourbon, et je me souviens qu’on s’obstinait pour 50$. Aujourd’hui, Garou vient chanter… gratuitement ! » 

Recréer le passé 

Il y avait sept ans que The Untouchables et Garou n’avaient pas joué ensemble sur scène. Ils ont répété un soir seulement, à la maison de Garou. Le chanteur s’est dit plus nerveux que devant ses milliers de fans en France, où il vient de terminer sa tournée : « On va tenter de recréer le passé, a-t-il confié, mais ce n’est plus pareil. A l’époque, les gens disaient il est bon, le band en buvant une bière. Ce soir, on est plus attendus et les gens s’attendent à quelque chose. »

En fait, les gens ont frappé toute une aubaine à 25 ou 35 $ par billet. Garou et les Untouchables, propulsés par le plaisir de se retrouver, ont offert un spectacle magique de près de deux heures composé d’une vingtaine de hits en anglais, y compris plusieurs chansons gagnantes, dont Sex Machine, I Feel Good et un medley d’Elvis Presley.

L’enfant terrible de la scène, très en forme au beau milieu de ses vacances, a charmé les spectateurs. Son charisme a une fois de plus opéré. Le Bourbon était en feu :

« Que je ne vois personne me demander Belle ou Seul », a indiqué la star d’entrée de jeu, avant d’entamer une série de classiques rock, soul et R&B. « A soir, ce n’est pas le même gars sur scène. On est ici pour faire l’amour. Même si on ne se connaît pas, on va se découvrir. »

Ce rendez-vous unique a attiré plus de 800 fans. Sylvain Cossette et Jonathan Painchaud, des amis de la maison, ont aussi fait une brève apparition sur scène. Le Bourbon Street était rempli à craquer.