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La vie à cent
mille à l'heure
Genève : Nous sommes dans la
loge de Garou, à l'Aréna de Genève, quelques heures avant qu'il monte sur scène.
Le journaliste discute à bâtons rompus avec le chanteur, puis le sujet de la
formule1 arrive sur le tapis. Les yeux de Garou s'illuminent aussitôt. Il se
lève d'un bond et lance : "Attends, j'ai quelque chose à te montrer !"
Garou sort alors de sa poche son
permis de conduire, sur lequel il a fait signer, en gros feutre noir, un
autographe du septuple champion du monde de F1, Michaël Schumacher.
"C'est la seule fois que j'ai
demandé un autographe de ma vie, raconte le chanteur. C'était juste après sa
dernière course, au Brésil, en octobre dernier. J'avais été invité à regarder la
course dans le paddock de Ferrari. Il y avait tellement d'émotion ! C'était la
dernière course de Schumacher et en plus, c'est Massa, un Brésilien, qui a
gagné."
Cette anecdote donne une bonne
petite idée de la vie jet-set de Garou. Quelques minutes avant notre entretien,
il avait demandé à son assistant personnel s'il avait du temps la semaine
suivante, entre deux spectacles, pour aller faire la fête à Monaco à
l'invitation d'un designer connu. En juin dernier, on l'avait aperçu au très
couru party du lancement du spectacle Love, du Cirque du Soleil, à Las
Vegas.
"Je fais ce genre de petits
trips des fois, mais pas si souvent qu'on le pense, précise le chanteur. La
plupart du temps, quand j'ai du temps pour moi, je le partage avec ma fille."
La vie de
tournée
Car c'est connu, Garou vit à
cent mille à l'heure. Il a rarement une minute pour se reposer. C'est pourquoi
d'ailleurs la vie de tournée lui convient tout à fait.
"Moi j'adore cela ! C'est drôle
parce que je viens d'une famille qui ne voyage pas beaucoup. Mes parents sont
très sédentaires. Au début, quand je suis parti pour Notre Dame de Paris,
j'appréhendais d'être déstabilisé, mais finalement, pas du tout. C'est tellement
parfait pour moi ; j'aime la vie de fou de toute façon.
"J'ai besoin de pauses parfois,
mais même quand je suis au Québec, chez moi, j'ai toujours une vie de fou et un
horaire chargé ; bref, je suis toujours en train de travailler. J'ai le resto à
Montréal, plein d'autres projets, ça n'arrête pas. Je suis vraiment un
workaholic totalement contre la routine…"
Chose certaine, Garou n'a pas à
craindre la routine ces temps-ci. Le chanteur québécois a lancé il y a quelques
semaines sa nouvelle tournée européenne, qui s'arrêtera dans une cinquantaine de
villes du Vieux Continent d'ici le printemps. Et, qui se transportera fort
probablement par la suite au Québec.
Dans ce nouveau spectacle mis en
scène par son ami et complice de longue date Denis Bouchard, Garou interprète
une dizaine de chansons de son dernier album, un éponyme sorti en Europe en juin
et déjà vendu à 400 000 exemplaires, mais il se permet aussi quelques reprises
(notamment Amsterdam, de Jacques Brel) et trois medleys, dont un
rock'n'roll et un autre où il joue au crooner en reprenant des classiques jazz (Que
reste-t-il de nos amours, La Mer, Comme d'habitude).
"Je me suis fait plaisir",
conclut le chanteur, le sourire fendu au visage. |