Dimanche 10 décembre 2006

Garou : petite soirée entre amis 

Passer une soirée entre amis, c'est se dire que l'on peut, avec affection et tendresse, s'exposer au pire comme au meilleur. C'est accepter les erreurs et être prêt à pardonner. Alors quand l'ami s'appelle Garou, on pardonne la mauvaise qualité du son qui rend la voix inaudible, un brin nasillarde ! 

C'est presque dommage (quand on n'est pas forcément fan !) parce que pour le reste, la partition de l'artiste est parfaitement rôdé. Et l'interprétation toujours empreinte de cet élan de sympathie qui rend l'artiste plus que séduisant. 

Garou ne ménage pas ses efforts pour faire tomber en amour (en avait-il besoin d'ailleurs ?) les quelque 2 500 fans venus à sa rencontre. 

Arpentant les gradins avant de rejoindre la scène, déstabilisant l'espace temps. Le temps d'ailleurs, joue les seconds rôles dans ce spectacle où transpire l'amitié. Où s'entremêlent les chansons de son dernier album et les grands succès qui jalonnent sa carrière. Sans oublier les standards qui lui ont fait aimer la musique. Il traverse les époques, reprend à son compte les plus grands standards jazzy, nous la joue chansons populaires autour du feu de camp et en profite pour présenter ses musiciens. 

En fin de compte, Garou déroule sans tapis rouge les multiples facettes de son talent et reste définitivement un ami de longue date que son public n'avait pas revu depuis trop longtemps ! 

Garou a choisi de déstabiliser son public pour son entrée en scène. C'est par les gradins qu'il entame la première chanson de son show et fait définitivement tomber en amour les quelque 2 500 fans venus à sa rencontre.

Michel Karine/RAYNAUD


Nice : Le Garou nouveau est arrivé 

Il y a moins de deux ans exactement il était sur cette scène du palais Nikaïa à Nice. En fin de tournée. Hier soir il était de retour, porté par un nouvel album. Garou avait autour de lui un peu plus de deux mille fidèles et tout de suite, il a annoncé la couleur : « Vous n'êtes pas réputés pour être le plus chaud des publics. Va falloir se dégourdir les fesses »... 

Élégant dans un costume noir et chemise du même ton, le rocker romantique a changé. Il joue toujours de son regard d'acier, sait qu'il fait chavirer les coeurs de filles parfois très jeunes, reste un sex-symbol, mais il doit aujourd'hui tracer sa voie sans trop compter sur l'aura de « Notre-Dame de Paris ». Le temps a passé et le tout est aujourd'hui - comme il le chante - de « garder le meilleur ». Alors Garou n'hésite pas à faire ce qu'il aime. Quitte à surprendre son public en jouant de la trompette... Souvenir de ses premières amours et de son premier spectacle au festival du jazz de Cimiez en 1999. 

Garou est revenu en costume noir, avec un nouvel album, mais toujours avec son thème favori, l'amour.

BERTINI