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Garou :
petite soirée entre amis
Passer une soirée entre amis,
c'est se dire que l'on peut, avec affection et tendresse, s'exposer au pire
comme au meilleur. C'est accepter les erreurs et être prêt à pardonner. Alors
quand l'ami s'appelle Garou, on pardonne la mauvaise qualité du son qui rend la
voix inaudible, un brin nasillarde !
C'est presque dommage (quand on
n'est pas forcément fan !) parce que pour le reste, la partition de l'artiste
est parfaitement rôdé. Et l'interprétation toujours empreinte de cet élan de
sympathie qui rend l'artiste plus que séduisant.
Garou ne ménage pas ses efforts
pour faire tomber en amour (en avait-il besoin d'ailleurs ?) les quelque 2 500
fans venus à sa rencontre.
Arpentant les gradins avant de
rejoindre la scène, déstabilisant l'espace temps. Le temps d'ailleurs, joue les
seconds rôles dans ce spectacle où transpire l'amitié. Où s'entremêlent les
chansons de son dernier album et les grands succès qui jalonnent sa carrière.
Sans oublier les standards qui lui ont fait aimer la musique. Il traverse les
époques, reprend à son compte les plus grands standards jazzy, nous la joue
chansons populaires autour du feu de camp et en profite pour présenter ses
musiciens.
En fin de compte, Garou déroule
sans tapis rouge les multiples facettes de son talent et reste définitivement un
ami de longue date que son public n'avait pas revu depuis trop longtemps !
Garou a choisi de déstabiliser
son public pour son entrée en scène. C'est par les gradins qu'il entame la
première chanson de son show et fait définitivement tomber en amour les quelque
2 500 fans venus à sa rencontre.
Michel
Karine/RAYNAUD
Nice : Le
Garou nouveau est arrivé
Il y a moins de deux ans
exactement il était sur cette scène du palais Nikaïa à Nice. En fin de tournée.
Hier soir il était de retour, porté par un nouvel album. Garou avait autour de
lui un peu plus de deux mille fidèles et tout de suite, il a annoncé la couleur
: « Vous n'êtes pas réputés pour être le plus chaud des publics. Va falloir se
dégourdir les fesses »...
Élégant dans un costume noir et
chemise du même ton, le rocker romantique a changé. Il joue toujours de son
regard d'acier, sait qu'il fait chavirer les coeurs de filles parfois très
jeunes, reste un sex-symbol, mais il doit aujourd'hui tracer sa voie sans trop
compter sur l'aura de « Notre-Dame de Paris ». Le temps a passé et le tout est
aujourd'hui - comme il le chante - de « garder le meilleur ». Alors Garou
n'hésite pas à faire ce qu'il aime. Quitte à surprendre son public en jouant de
la trompette... Souvenir de ses premières amours et de son premier spectacle au
festival du jazz de Cimiez en 1999.
Garou est revenu en costume
noir, avec un nouvel album, mais toujours avec son thème favori, l'amour.
BERTINI |