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GAROU : TEMPS QUI PASSE…
Ce printemps
est sorti le nouvel album éponyme de Garou. Réalisé par Pascal Obispo,
Aldo Nova et Tino Izzo, ce disque est une sorte de réflexion sur le temps,
avec des titres comme Le temps nous aime, Que le temps ou
encore Je suis le même. On y retrouve la voix rauque et singulière
de cet artiste québécois et le premier extrait de ce CD, L'injustice
est déjà un succès.
C'est à
Sherbrooke/Québec que Pierre voit le jour en ce 26 juin 1972. Sa grande
sœur Maryse, de 8 ans son aînée, et ses parents sont ravis d'accueillir un
nouveau membre dans la famille Garand. Toute l'enfance du petit Pierre est
bercée par la musique, puisque son père joue de la guitare durant son
temps libre et que toutes les occasions sont bonnes pour chanter en
famille. Petit à petit, il acquiert un sens du rythme et apprend à plaquer
ses premiers accords de guitare. Puis il découvre le piano, l'orgue et
même la trompette.
Mais son
rêve d'enfance est de devenir archéologue. A l'école, il est d'abord un
élève appliqué, mais vient ensuite le moment de l'adolescence et ses
contradictions. Tout se complique. Pierre devient alors un enfant rebelle
et vers 14 ans, il trouve dans la musique un moyen d'expression. Ses
copains de classe lui proposent de devenir le guitariste de leur groupe
"The Windows and Doors".
Ensemble,
les jeunes gens interprètent presque exclusivement des chansons des
Beatles. C'est à cette époque que Pierre Garand deviendra Garou, en
référence à son nom de famille. Le groupe se produit régulièrement dans
l'enceinte du lycée. Ce premier contact avec un public implique que Garou
prend goût à la scène.
Après un
passage dans la fanfare des forces armées canadiennes comme trompettiste,
le jeune homme décide de passer à autre chose. En 1993, il gagne sa vie en
effectuant des petits boulots, notamment comme vendangeur, déménageur ou
encore vendeur de vêtements. Et pourtant, ça ne l'empêche pas de sortir le
soir, écumant les discothèques de Sherbrooke et chantant parfois à la
sortie des bars, s'accompagnant de sa guitare, les airs du folklore
québécois. Il chante même parfois dans le métro de Montréal, adaptant son
répertoire aux gens qui passent. En mars 1993, une de ses amies (hélas
aujourd'hui disparue) l'invite à assister au spectacle du chansonnier
Louis Alary dans un bar et le prie de céder son micro quelques minutes à
Garou. Celui-ci accepte et le patron du bar l'engage immédiatement. Sa
voix rauque, sa guitare et sa passion pour la musique feront le reste,
mais il lui faut un répertoire. Petit à petit, il fait la difficile
expérience de la vie d'artiste et durant quatre ans, Garou anime "Les
Dimanches à Garou" au Liquor Store, en invitant divers musiciens et
chanteurs locaux à se produire à ses côtés dans ce bar.
Très vite,
Garou devient une célébrité locale et en juillet 1995, il fonde le groupe
"The Untouchables", qui aura un public fidèle et toujours plus nombreux.
Deux ans plus tard, au cours d'une représentation avec son groupe, Luc
Plamondon découvre cet artiste à la voix rauque et si particulière. En
véritable visionnaire, il lui propose un rôle dans la comédie musicale
qu'il prépare avec Richard Cocciante : Notre Dame de Paris, tirée
du roman de Victor Hugo. Garou passe l'audition en ignorant de quel rôle
il s'agit et le lendemain, Luc et Richard lui annoncent qu'il sera
Quasimodo, le bossu de Notre-Dame. Garou n'en revient pas et craint ce
nouveau défi. Il n'a pas l'impression de savoir jouer la comédie. Le
spectacle est un triomphe et le jeune artiste acquiert une notoriété
planétaire, notamment avec la chanson Belle.
Après
cette belle aventure avec toute la troupe et une tournée triomphale en
France et au Canada notamment, Garou poursuit brillamment sa carrière solo
en s'engageant tout d'abord aux côtés d'autres artistes comme Zazie ou
Pascal Obispo, pour diverses causes (par exemple, Ensemble contre le
sida). Il fait également partie de la troupe des Enfoirés,
pour les "Restos du cœur" fondés par le regretté Coluche.
Et en 1999, sur un plateau de télévision en France, il rencontre le marie
de la chanteuse numéro un au monde : René Angélil, époux de la compatriote
de Garou, Céline Dion. Céline fait une pause-maternité et René
propose à Garou de travailler avec l'équipe de sa femme. Le jeune
chanteur accepte et son premier album solo "Seul" sort le 7
novembre 2000, avec les chansons Je n'attendais que vous ou encore
Seul.
Les 14
chansons de cet album sont signées par les plus grands, de Bryan Adams à
Richard Cocciante et de Luc Plamondon à Aldo Nova en passant par Didier
Barbelivien.
Garou n'a
qu'une envie, les chanter sur scène, face à son public. Il passe presque
deux ans sur les planches, entre le Québec et l'Europe, devant une foule
d'admirateurs toujours plus nombreux.
Mais comme
un bonheur n'arrive jamais seul, il devient l'heureux papa d'une petite
Emelie l'été de l'année suivante.
Pourtant
il n'en délaisse pas moins sa carrière et chante, en duo avec Céline Dion,
la chanson Sous le vent écrite par Jacques Veneruso. Garou
collabore avec Jean-Jacques Goldman et Gérald de Palmas. Le 24 novembre
2003 sort son deuxième album "Reviens" et il chante en duo
avec Michel Sardou La Rivière de notre enfance l'année suivante.
Fin 2005,
Garou travaille sur un nouvel album et reçoit plus de 150 chansons. Il
prend son temps afin de choisir celles qui figureront sur ce CD, mais il
prend également te temps de vivre, de profiter de ses amis. Finalement, le
nouvel album du chanteur est dans les bacs le 12 juin 2006.
Au moment
du tournage du clip sur la chanson L'injustice, il invite Patrick Dils
pour y figurer à ses côtés. Patrick a passé quinze ans en prison pour un
crime qu'il n'a pas commis, avant d'être innocenté. Garou indique qu'au
moment de l'enregistrement de la chanson, il n'avait pas pensé à lui (il
avait rencontré Patrick Dils) sur le plateau des Enfoirés quelques temps
auparavant) mais que durant le tournage du clip, ça lui a paru évident. On
en oublierait presque un certain Pascal Obispo, auteur-compositeur de la
chanson.
Après une
tournée au Québec cet été intitulée "Québec été 2006", Garou
donne une série de concerts dans les DOM-TOM (en Martinique, en Guadeloupe
et en Guyane) à la fin du mois d'octobre. Puis il chante dans les
principaux Zénith de France avec un petit crochet à Bruxelles et Liège
(Belgique), mais aussi à Genève (Suisse). Du 16 au 19 novembre 2006, il
sera sur la scène du mythique music-hall parisien, l'Olympia. Cette
tournée européenne s'achèvera le 20 décembre 2006.
Son nouveau
show permet de découvrir des titres sélectionnés parmi les 12 chansons de
son dernier opus. A la fois intime et grandiose, c'est ainsi qu'il a voulu
ce spectacle, avec comme fil conducteur le temps. Que de bonheurs,
d'émotions et de surprises en perspective.
Alors plus
de temps à perdre, si ce n'est pas déjà fait, réservez bien vite votre
place de concert dans votre ville. Il est grand temps !
Véronique
Spinosi |