Le mercredi 14 juin 2006


Garou, marrant, malicieux, charmeur. Hier à la Fnac, à Nantes. Devant un public en transe.
 

Tornade à Nantes hier avec Garou

Le chanteur québécois, de passage pour sa tournée de promotion, a fait craquer ses fans. Et aussi évoqué Patrick Dils, qu'il admire.

Dans l'escalier où il fonce vers un rendez-vous télé, escorté par un staff sur les dents, Garou s'arrête tout net un quart de seconde. Enième raccord maquillage pour le fringant Québécois, juste après une interview radio menée tambour battant. C'est simple : Garou vient d'échapper à une horde de fans qui l'auraient poursuivi jusqu'au bout de la nuit si les costauds de la sécurité n'avaient pas bloqué la porte. Mais comment diable fait-il pour vivre ça, avec le sourire, et une gentillesse pas feinte par-dessus le marché ? Il plante son regard bleu laser dans le vôtre et répond le plus sérieusement du monde : « Tout cet amour, c'est beau, non ? » Certes, mais ça peut aussi effrayer un brin. Quelques minutes plus tôt, les filles se sont ruées sur la star pour l'embrasser, le couvrir de fleurs, de lettres, de cadeaux. La Fnac en a gardé quelques séquelles. Les orteils des journalistes aussi.

« Je suis fan de Patrick Dils »

Vingt minutes plus tôt, un concert de cris avait salué l'arrivée de Garou au salon Fnac. Ambiance survoltée, regards suffocants de bonheur, portables crépitants. La salle, archi-bondée, ne respire plus. Lui, en jean et chemise noire, joue le jeu sans se la jouer. Papote gaiement avec Vanessa Lambert, son intervieweuse. Fait « Hello ma belle » à une petite fille. Dit qu'il n'aime pas s'écouter chanter. Qu'il est nul en cuisine.

Entre deux boutades, il redevient sérieux, parle de son nouvel album, Garou, et des 158 chansons qu'il a reçues pour le composer. « Je voulais en garder 12, on y est arrivés. » Raconte comment il s'est pris d'affection pour Patrick Dils, qu'il a mis dans son dernier clip. « Patrick Dils m'impressionne. J'admire sa force, son courage. Je suis fan de lui. » L'ex condamné à perpétuité incarne, à ses yeux, le symbole de l'injustice, titre de son dernier single. « Avec Quasimodo, je pensais avoir fait le tour de la question de l'injustice. Le handicap, aimer une femme qui ne vous aime pas. Eh bien non. L'injustice est partout dans nos vies. Quand on perd un être cher, quand on voit ce qui se passe dans le monde. »

Isabelle MOREAU.

L'interview de Garou sera diffusée samedi, à 18 h 15, sur France bleu Loire Océan (101.8). Album « Garou » (Sony).