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Garou, ce soir, devant le public du Zénith
Le chanteur québécois, qui a sorti un troisième album au printemps dernier,
vient sur scène avec son rock sentimental.
Une chanson (Belle) du spectacle musical Notre-Dame de Paris a suffi pour lancer
Garou. Estomaqué, le public français découvrait une voix, extraordinaire,
puissante, rocailleuse. Un sésame qui lui a valu de vendre plus de deux millions
d'exemplaires de son premier album et encore un million du deuxième.
Deux ans après Reviens, Garou remet les couverts. Il n'avait que l'embarras du
choix : 158 chansons l'attendaient ! « Un privilège de folie », concède-t-il. Et
une manière de travailler qui lui convient : « Je voulais en garder douze. On y
est arrivés. J'aime la dynamique que représentent ces univers éclectiques.
D'autant que quand j'enregistre, je pense déjà à la scène. »
Ça se sent. Ses fans pourront le vérifier, ce soir, au Zénith. Titré Garou, tout
simplement, le troisième album du Québécois, garçon charmant et chaleureux, est
tout d'un bloc. Musicalement, il tient sur l'habile mélange des guitares
électriques et d'un orchestre de cordes. Rock et sentimental en quelque sorte.
Ses textes piochent dans les éternels thèmes de l'amour, de la séparation, des
grands sentiments. Comme la trahison, sur les mots de Luc Plamondon.
« J'aime les sujets forts. Parce que je suis un chanteur d'émotion », insiste
Garou, qui a également choisi une chanson de Pascal Obispo, évoquant
l'injustice. Il raconte à ce sujet comment il s'est pris d'affection pour
Patrick Dils, l'ex-condamné à perpétuité, dont l'innocence a été reconnue. «
Patrick Dils m'impressionne. J'admire sa force, son courage. Je suis fan de lui.
Avec le personnage de Quasimodo, je pensais avoir fait le tour de la question de
l'injustice : aimer une femme qui ne vous aime pas. Eh bien non. L'injustice est
partout dans nos vies. Quand on perd un être cher, quand on voit ce qui se passe
dans le monde. »
« Je m'y suis retrouvé, assure encore Garou, à propos cette chanson. Je ne
cherche pas à raconter ma vie. Je chante pour tout le monde. » Et s'il
interprète Le temps nous aime -quand pour Véronique Sanson, le temps est plutôt
assassin- c'est qu'il souhaite que cette chanson « aide les gens à rester
ensemble ». Il se voit ainsi, avant tout, en chanteur populaire. « Je préfère
des textes simples avec des images fortes que le contraire. »
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