Le jeudi 16 novembre 2006

PARIS
Garou fait un retour triomphal à l'Olympia
Michel Dolbec

Décidément, l'Olympia de Paris fait le plus grand bien à Garou. Le Québécois y a fait un retour triomphal jeudi soir, près de six ans après y avoir entamé sa spectaculaire tournée solo. C'était en avril 2001 : Garou, propulsé sur le devant de la scène par Notre-Dame de Paris, venait de retirer sa bosse et son costume de Quasimodo. Son premier disque, Seul, allait se vendre à plus de 2,2 millions d'exemplaires et conduire le chanteur à Bercy et dans les plus grosses salles d'Europe.

Après avoir inauguré à Bruxelles en fin de semaine une tournée européenne qui le conduira dans une cinquantaine de villes, Garou s'est installé pour quatre soirs dans le célèbre music-hall de 2500 places, situé sur les Grands boulevards, à deux pas de l'Opéra Garnier.

«On joue à guichets fermés. C'est ‘Sold Out’, a indiqué son gérant Mario Lefebvre, en annonçant que deux supplémentaires au Zénith de Paris venaient d'être programmées pour février prochain.

Jeudi soir en tout cas, l'Olympia était plein à craquer, l'ambiance survoltée. Le public est resté debout pendant une large partie du spectacle, scandant «Garou, Garou, Garou» à tout bout de champs...

«Quand on est à l'Olympia, il faut assurer», a expliqué Garou en sortant de scène.

Garou est entouré de six impeccables musiciens dirigés par Dany Roy. Derrière eux, en toile de fond, un vaste mur lumineux. Trois écrans ronds surplombent la scène. Faisant la part belle à ses plus grands succès (Seul, Sous le vent, etc.), le chanteur ne reprend que sept titres de son dernier disque (Garou) sorti en juin et vendu à 400 000 exemplaires en Europe, précise Mario Lefebvre.

Encore une fois, Garou se fait plaisir, en jouant les «crooners» (Autumn Leaves-Les Feuilles mortes, Beyond The Sea-La Mer) ou en sacrifiant avec entrain au rituel du medley rock'n roll.

Pendant un interlude acoustique façon «feu de camp», Garou ose même reprendre Amsterdam de Brel, dans une version abrégée assez convaincante, où le Sherbrookois finirait presque par apparaître comme une sorte de lointain cousin du rocker belge Arno.

De quoi faire rêver ceux qui aimeraient le voir sortir des sentiers battus des «variétés» pour aller explorer d'autres territoires musicaux.