Dimanche 13 juin 2004

Garou à Lucerna - un concert découverte pour les Tchèques
[13-06-2004] Par Magdalena Segertova
 

Armé d'une voix rauque et d'un sourire irrésistible, Garou, l'un des monstres sacrés de la scène musicale internationale a chanté, pour la première fois, à Prague. Pas de surprise - il a déchaîné le public... Nous vous ferons goûter l'ambiance du concert au Music Bar Lucerna, dans un instant. Ensuite, ce sera un tout autre style sur Radio Prague : le chef d'orchestre Serge Baudo parlera de l'oratorio Jeanne au Bûcher, qui sera présenté les 15 et 16 juin, à la Maison municipale de Prague. Ce sera une création tchéco-française...


Premier concert de Garou à Prague
(Photo : CTK)

"Je m'appelle Jeniffer, je suis Française. J'ai gagné un concours sur Internet, sur le fan club de Garou, donc j'ai gagné deux places pour venir assister au concert de Prague. Je suis Garou depuis 1997, où je l'ai vu dans Notre-Dame de Paris. Tout à l'heure, il est venu nous dire bonjour ! Il nous a très bien reçues, il était gentil."

Lundi soir, la petite salle du Music Bar Lucerna est remplie à craquer. Jeniffer et sa mère sont à un mètre du podium, pressées par la foule franco-tchèque qui suit impatiemment, sur l'écran, les clips de son idole. Enfin, Garou apparaît sur scène, vêtu de cuir noir, et son show diabolique commence. Deux heures de délire pour les fans assidu de la star québécoise et pour ceux qui ne l'avaient pas connu auparavant. Comme le chanteur tchèque Dan Barta, invité par Garou à chanter, avec Bohous Josef, en trio, une chanson de la comédie musicale Notre-Dame de Paris.

"J'ai été surpris de constater combien le charme personnel, la spontanéité, la sympathie, de même que la couleur de la voix, le rythme, la manière de phraser, combien tout cela était important même chez un chanteur de rock. Et ce mec-là, il maîtrise tout cela avec perfection. Et lorsque nous avons chanté ensemble, nous nous sommes tous les trois régalés. C'était vraiment agréable."

Rigolard, bavard, charismatique, sur scène comme dans les coulisses... Garou présente cette année, lors de sa grande tournée mondiale qui se terminera en décembre à Paris, son nouvel album Reviens. Avec ce concert Pragois, Garou est revenu quelques années en arrière... Ecoutons-le.

"Nous avons fait une tournée au Québec, ensuite en Russie et en Pologne. La République tchèque, ça été en fait un 'premier essai'. Donc on voulait voir comment ça marche ici. Cela fait des années que je n'ai pas fait un concert pareil, dans un bar, devant un public qui ne me connaît pas... C'était un peu comme le retour à l'école ! Mais le public était merveilleux, je ne m'attendais pas à un accueil aussi chaleureux."

Vous avez chanté à Prague un jour après Paul McCartney. C'est un de vos chanteur préférés, n'est-ce pas ?

"Absolument. Quand j'avais mon premier groupe, à 14 ans, j'étais comme un hybride entre Paul McCartney et George Harisson. Il y a trois ans, j'ai eu la chance de chanter avec Harisson, c'était peu avant sa mort. Nous avons chanté pendant toute une soirée, dans un endroit comme celui-là. Hier, le concert de Paul McCartney m'a rappelé cette ambiance."

Préférez-vous chanter en français ou en anglais ?

"Avant Notre-Dame de Paris, j'ai chanté surtout en anglais. C'est justement ce spectacle qui m'a donné envie de chanter en français. On l'a joué pendant trois ans. Les six derniers mois, on a donné la comédie à Londres, en anglais, et là, j'ai senti que le français me manquait. Et ça m'a donné le goût de faire des albums en français."

On vous appelle encore par votre vrai nom ?

"Très rarement. En fait, il n'y a que ma mère et ma soeur qui m'appelle comme ça. Vers l'âge de 13 ans, à l'école où j'allais, on s'appelait par nos noms de famille. Tous mes amis m'appelaient Garand... 'Eh, Garand!' Un jour, le chanteur du groupe où je jouais, à 14 ans, m'a appelé Garou. Et c'est devenu mon pseudonyme."

Avez-vous envie de revenir chanter à Prague ?

"Très très envie."