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"Je m'appelle Jeniffer, je suis Française.
J'ai gagné un concours sur Internet, sur le fan club de Garou, donc j'ai gagné
deux places pour venir assister au concert de Prague. Je suis Garou depuis 1997,
où je l'ai vu dans Notre-Dame de Paris. Tout à l'heure, il est venu nous dire
bonjour ! Il nous a très bien reçues, il était gentil."
Lundi soir, la petite salle du Music Bar Lucerna est remplie à craquer. Jeniffer
et sa mère sont à un mètre du podium, pressées par la foule franco-tchèque qui
suit impatiemment, sur l'écran, les clips de son idole. Enfin, Garou apparaît
sur scène, vêtu de cuir noir, et son show diabolique commence. Deux heures de
délire pour les fans assidu de la star québécoise et pour ceux qui ne l'avaient
pas connu auparavant. Comme le chanteur tchèque Dan Barta, invité par Garou à
chanter, avec Bohous Josef, en trio, une chanson de la comédie musicale
Notre-Dame de Paris.
"J'ai été surpris de constater combien le charme personnel, la spontanéité,
la sympathie, de même que la couleur de la voix, le rythme, la manière de
phraser, combien tout cela était important même chez un chanteur de rock. Et ce
mec-là, il maîtrise tout cela avec perfection. Et lorsque nous avons chanté
ensemble, nous nous sommes tous les trois régalés. C'était vraiment agréable."
Rigolard, bavard, charismatique, sur scène comme dans les coulisses... Garou
présente cette année, lors de sa grande tournée mondiale qui se terminera en
décembre à Paris, son nouvel album Reviens. Avec ce concert Pragois, Garou est
revenu quelques années en arrière... Ecoutons-le.
"Nous avons fait une tournée au Québec, ensuite en Russie et en Pologne. La
République tchèque, ça été en fait un 'premier essai'. Donc on voulait voir
comment ça marche ici. Cela fait des années que je n'ai pas fait un concert
pareil, dans un bar, devant un public qui ne me connaît pas... C'était un peu
comme le retour à l'école ! Mais le public était merveilleux, je ne m'attendais
pas à un accueil aussi chaleureux."
Vous avez chanté à Prague un jour après Paul McCartney. C'est un de vos
chanteur préférés, n'est-ce pas ?
"Absolument. Quand j'avais mon premier groupe, à 14 ans, j'étais comme un
hybride entre Paul McCartney et George Harisson. Il y a trois ans, j'ai eu la
chance de chanter avec Harisson, c'était peu avant sa mort. Nous avons chanté
pendant toute une soirée, dans un endroit comme celui-là. Hier, le concert de
Paul McCartney m'a rappelé cette ambiance."
Préférez-vous chanter en français ou en anglais ?
"Avant Notre-Dame de Paris, j'ai chanté surtout en anglais. C'est justement
ce spectacle qui m'a donné envie de chanter en français. On l'a joué pendant
trois ans. Les six derniers mois, on a donné la comédie à Londres, en anglais,
et là, j'ai senti que le français me manquait. Et ça m'a donné le goût de faire
des albums en français."
On vous appelle encore par votre vrai nom ?
"Très rarement. En fait, il n'y a que ma mère et ma soeur qui m'appelle comme
ça. Vers l'âge de 13 ans, à l'école où j'allais, on s'appelait par nos noms de
famille. Tous mes amis m'appelaient Garand... 'Eh, Garand!' Un jour, le chanteur
du groupe où je jouais, à 14 ans, m'a appelé Garou. Et c'est devenu mon
pseudonyme."
Avez-vous envie de revenir chanter à Prague ?
"Très très envie." |