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GAROU : Quand son cœur fait boum
En
France comme au Canada, c'est au nom des autres qu'il s'engage. Et pour l'amour
de sa petite fille. Avec Nolwenn Leroy, Chimène Badi ou Florent Pagny,
l'inoubliable Quasimodo donne de la voix pour la Fondation des Hôpitaux de
Paris. Interview.
Dès qu'il y a une cause à
défendre, vous en êtes ?
Je ne refuse jamais d'aider
les autres. Et puis une chanson, qu'est-ce que c'est, sinon du plaisir à
partager ? Pour moi, c'est ma responsabilité d'homme, de père de famille et
aussi d'artiste; Il m'arrive même de me faire plaisir en défendant une cause.
Justement, c'est un peu le
reproche qu'on aurait tendance à faire aux artistes qui y voient une occasion de
médiatisation.
Peut-être. Mais quand une
mère vous dit tout ce que vous avez apporté, en une minute, à son enfant, je
vous jure que vous ne refusez plus aucune demande d'aide relayée ou non par la
télévision.
Vous mobilisez-vous aussi
chez vous, au Québec ?
Oui, je parraine une
association pour les enfants hospitalisés. J'ai aussi un projet d'émission télé
qui permettrait à plusieurs fondations d'exister davantage.
Est-ce un hasard si votre
troisième album, sorti en juin dernier, s'intitule L'Injustice ?
C'est un titre choisi par
Pascal Obispo, qui a composé la chanson. Nous sommes tous les deux sensibles aux
nobles causes, mais il sait le dire et l'écrire bien mieux que moi.
Pourquoi un album si
dramatique ? Vous semblez pourtant gâté par la vie…
C'est vrai, mais mes
chansons ne sont pas en rapport avec moi. La trahison, sujet de la chanson
écrite par Luc Plamondon, nous concerne tous. J'aime le contraste entre des
paroles fortes, sérieuses et des mélodies rock.
Qui a eu l'idée de faire
apparaître Patrick Dils dans votre clip ?
C'était mon idée. La chanson
était déjà enregistrée quand nous nous sommes rencontrés aux Restos du Cœur, où
il est bénévole. Lui offrir du bon temps me paraissait important, alors je l'ai
invité à Montréal pour tourner le clip. Il m'a confié que ma chanson Seul
(Celui qui n'a jamais été seul/Au moins une fois dans sa vie/Peut-il seulement
aimer/Peut-il aimer jamais) lui avait sauvé la vie.
Quelle est la pire injustice
que vous ayez vécue ?
Celle de me faire piquer mon
rôle de Quasimodo pendant trois ans ! Je ne ris qu'à moitié. J'avais vraiment
mon personnage dans la peau. J'ai souvent pleuré sur scène.
Dans Plus fort que moi,
vous chantez vouloir tout voir et tout vivre. Ça vous ressemble ?
Je suis incapable de me
contenir, il faut que ça explose.
Vous dédiez Quand je manque
de toi à votre fille Emelie. C'est étonnant de la part d'un homme si discret sur
sa vie privée !
J'ai hésité à sortir la
chanson car je ne souhaitais pas la mêler à ma vie publique, mais le texte
s'adresse simplement à l'être aimé. Ma fille, mon petit amour, vit à Montréal et
me manque terriblement quand je suis loin.
Il
paraît que vous avez une chanson préférée dans cet album…
Si les gens devaient retenir
une chanson à ma mort, je voudrais que ce soit Je suis le même. C'est une
chanson sur l'amour éternel. Très peu autobiographique, je vous l'accorde mais,
je suis sincère, j'y crois à chaque rencontre.
Caroline
DOUTEAU
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