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Semaine du 1er au 7 juin 2008 |
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Garou revient à ses racines
Son quatrième album, très rock, est en anglais. Un
nouveau départ pour le Québécois.
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De passage à Paris, Garou se marre en tirant des bouffées d’une
cigarette dans un grand restaurant. C’est la nouvelle mode outre-Atlantique : de
fausses cigarettes électroniques qui dégagent de la fumée comme des vraies. Un
artiste toujours rieur même s’il joue gros en changeant de cap avec Piece of
my soul* et son rock musclé en anglais.
Allez-vous nous quitter ?
Mon but n’était pas d’écrire un album américain. Pour l’instant, il ne sort ni
aux Etats-Unis ni en Grande-Bretagne. Ce qui me régale à l’avance, c’est de
partir en tournée pour chanter en anglais comme je l’ai toujours fait dans les
bars de Montréal quand je reprenais les Doors ou Led Zeppelin, avant de devenir
populaire avec Quasimodo.
Qu’espériez-vous ?
Je voulais revenir à mes racines. Avec l’envie de réussir en anglais ce que peu
d’interprètes francophones, sauf Céline Dion, ont fait. Si j’en crois les
réactions sur mon site MySpace, c’est encourageant. J’ai envie de faire le tour
de l’Europe avec cet album.
Quelle est la spécificité de votre nouveau son ?
J’ai toujours aimé les sonorités à la De Palmas, Sinclair et cet enregistrement
va dans ce sens-là. Même si je respecte le goût du public : car si je voulais
faire de la musique pour moi, je chanterais dans mon salon ! Le public est
musicalement adulte.
Pourquoi cette reprise de « Burning » ?
Cette chanson, vieille de quinze ans, fut un tube en Suède. Mon ex-femme, Ulrika,
était suédoise (ils ont une fille, Emelie, NDLR) et c’était son morceau préféré,
voilà pourquoi j’ai toujours eu des atomes crochus avec la Suède. Je trouve que
cette mélodie sonne comme un blues moderne.
Pour des réactions du public ?
C’est sûr que certains seront troublés. Moi, je voulais un disque authentique.
Comme la musique est en train de se casse la gueule, les gens ont envie de payer
pour de vraies chansons, qui veulent dire des choses et que ne sont pas
formatées pour les radios, le fléau du moment.
Le mot audace revient souvent dans vos propos…
Avant je n’avais pas assez de recul. J’ai une chance inouïe : j’ai 35 ans, j’ai
vécu des choses exceptionnelles et chanté quatre soirs à Bercy en 2002. Ce dont
j’ai le plus envie, c’est de revivre la proximité avec le public. J’aime autant
la scène que les voitures que je collectionne. Le plus excitant est
l’accélération. Pas la vitesse pure. D’où l’envie de redémarrer. Si ma première
femme, c’est la musique, ça va raviver le couple.
Dans le couple –votre relation avec Lorie est médiatisée- y a-t-il des
parallèles avec le poker ?
En amour, on bluffe parfois comme au poker : on aimerait bien avoir de
meilleures cartes dans son jeu, se montrer sous le meilleur jour. Donc on bluffe
souvent. Mais, à un moment, il faut en sortir.
Propos recueillis par François Cardinali
*Disque Columbia |
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